Nos actions dépendent de nos pensées (2/2) – Noisettes & Basilic

Nos actions dépendent de nos pensées (2/2)

Il y a 15 jours, je t’ai parlé de la manière dont nos pensées influencent nos actions à travers les émotions. C’est ce qu’on appelle le modèle de Brooke ou CPEAR (Circonstance, Pensée, Émotion, Action, Résultat).

Cette semaine, je t’explique comment tu vas pouvoir te servir concrètement de ce modèle dans ta vie quotidienne. C’est parti ⤵️ !

 

Pas le temps de lire ? Écoute le podcast !

Applique le modèle CPEAR ou modèle de Brooke dans ta cuisine en faisant attention à tes pensées, tes émotions et tes actions.

Petit rappel

Tous les jours, il se passe des choses que tu ne maîtrises pas ❌. C’est ce qu’on appelle des circonstances. Elles sont toujours neutres, ni biens, ni mauvaises en tant que telles. Tu ne peux pas les modifier, elles sont là, c’est comme ça, tu ne peux rien y faire. Ça marche aussi bien pour la SNCF en grève que pour ton repas qui n’est pas prêt alors qu’il est tard.

Tu vas immanquablement penser des choses de ces circonstances. Et c’est là que tout se joue, car tes pensées vont déclencher des émotions. Or ce sont les émotions qui te font agir et qui te donnent donc un résultat. Par conséquent, le résultat que tu obtiens est directement corrélé à la pensée que tu as eue d’une circonstance ⚡.

Si pour toi ce n’est pas très clair 🤔, je t’invite à lire ou relire la première partie de l’article sortie il y a 15 jours, avant de continuer la lecture ici. Je t’y détaille tout le fonctionnement du modèle CPEAR.

 

➡️ Je relis l’article sur le modèle CPEAR ⬅️

 

J’insiste fortement sur la distinction entre la circonstance et la pensée. C’est une notion fondamentale à garder en tête 🤓. Pour prendre un exemple parlant, on va rester sur la grève SNCF.

On a deux personnes qui veulent prendre le train pour aller d’Orléans à Paris. La première a un rendez-vous très important à ses yeux. La deuxième est obligée d’accompagner sa mère pour aller voir un vieil oncle qu’elle n’aime pas du tout. Ces deux personnes arrivent en gare et se rendent compte que le train est annulé. Nous sommes d’accord, la circonstance est absolument identique pour ses deux personnes. Par contre, leurs pensées vont être totalement différentes ! La première personne va sûrement penser que c’est une catastrophe interplanétaire 😫. La deuxième, que c’est une bénédiction 🤩 ! Tu vois, d’une même circonstance, neutre, les pensées que tu peux avoir peuvent être totalement différentes, la circonstance et les pensées sont donc bien deux choses distinctes.

 

Exemple pour la cuisine

Comme nous parlons plus de cuisine que de train ici, je vais plutôt développer un exemple culinaire. Mais garde en tête cette histoire d’annulation de train aussi, car je trouve que c’est vraiment très très parlant.

 

Circonstance

L’exemple qu’on va suivre ici part de la circonstance suivante : il est 20 h et le repas du soir n’est pas prêt 🍽️.

C’est un fait neutre, n’importe qui pourrait dire que, effectivement, à 20 h, aucun repas n’est prêt à être mangé. Ce n’est ni bien, ni mal. Ni positif, ni négatif. C’est comme ça. Point ❌.

Je sais que c’est dur de ne pas y mettre de jugement, mais vraiment, ne le fais pas.

On va maintenant dérouler le modèle CPEAR sous deux versions différentes.

 

Version 1, pessimiste

Pensées

Tout à tas de pensées différentes peuvent te venir à l’esprit à ce moment-là 🙊 :

  • j’ai encore foiré pour ce soir, je suis trop nul(le) ;
  • je ne suis pas doué(e) pour gérer mon planning ;
  • les autres y arrivent bien, et pas moi ;
  • la flemme, il est trop tard maintenant, je vais commander une pizza / ouvrir une boîte de conserve / sortir un surgelé ;
  • je m’en fiche, je suis tout(e) seul(e) ce soir, un morceau de pain et du fromage ça ira bien, et puis du chocolat pour le dessert avec une banane, ça va me caler.
  • je suis encore rentré(e) tard du travail, j’en peux plus, je suis fatiguée, j’ai juste envie de ne rien faire du tout.
  • c’est pas possible, il est déjà cette heure-là et je n’ai rien à manger, je vais encore devoir manger un truc dégueu / me passer de repas !
  • je suis un(e) mauvais(e) compagnon/compagne, je n’ai pas pris le temps de préparer un bon petit repas à ma / mon Chéri(e), elle ou il va penser que je suis nul(le).

Je m’arrête-là pour la liste des pensées à connotation négative, elle est loin d’être exhaustive mais suis sûre que tu as déjà rencontré cette circonstance et que tu sauras y mettre tes propres pensées 😉.

 

Émotions

Les émotions que tu vas ressentir vont aussi être négatives 😢 : découragement, colère, angoisse, déception, culpabilité, honte, etc.

Toutes ces émotions sont légitimes faces aux pensées que tu as eues précédemment.

Attention, le but du jeu n’est pas de ne plus ressentir d’émotions négatives. A l’instar d’une alarme incendie, elles sont là pour nous dire que quelque chose ne va pas. Ce n’est pas en éteignant l’alarme, en camouflant le son, et lui mettant un coup de marteau 🔨 pour la faire taire que le problème va se résoudre. Le feu, lui, est toujours là. C’est lui qu’il faut traiter 🧯.

Si tu as ces pensées et que tu ressens ces émotions négatives, c’est que pour toi, c’est important de manger correctement.

On va prendre le problème inverse. Imagine que pour toi, l’alimentation ce n’est pas important du tout. Il est 20 h et tu n’as pas de repas de prêt. Tu penses quoi ? Rien de particulier. Tu as juste faim, tu te dis que c’est l’heure de manger, tu fais réchauffer un plat préparé, tu manges et tu passes à autre chose ⏭️.

 

Actions

Suite à une émotion, tu réalises une action (ou une inaction). Ici, tu vas sûrement ouvrir un truc vite fait, voire ne pas manger du tout, ou juste de quoi te caler pour oublier que tu as faim 🍌.

 

Résultat

Tu ne manges pas correctement d’après tes valeurs. Ce résultat valide ta pensée de départ : je suis nul(le), j’ai la flemme, etc. 🥺

 

Version 2 : et si on voyait les choses autrement ?

Pensées

Tu peux choisir d’avoir des pensées plus constructives quand tu rencontres cette circonstance. Alors bien sûr, tu ne passeras pas en un claquement de doigts de « je suis trop nul(le) » à « tout va bien dans le meilleur des mondes » 🧸🦄. D’ailleurs, ce n’est même pas le but.

Voici ce que tu peux te dire : « Je suis rentré(e) tard du travail, je n’avais pas prévu cela. Je suis fatigué(e), mais je vais tenter de faire au mieux ».

Ce n’est pas miraculeux, on est d’accord. Le gros avantage à faire une phrase de ce type est que tu peux y croire, elle t’est complètement accessible. Pas de gros mensonges envers toi-même. Ça ne tiendrait pas dans le temps autrement.

 

Émotions

Quelles émotions tu ressens à ce moment ? Du courage, de la sérénité, le désir de bien faire, voire même de l’entrain 🙂.

 

Actions et résultats

Grâce à ces émotions, tu vas agir différemment que dans la première version, à court terme et à long terme.

À court terme, tu vas chercher le moyen de te faire un repas rapide mais bon quand même. Tu peux mettre des pâtes à cuire, pendant ce temps tu peux couper des endives pour faire une petite salade sympa 🥗. Et au pire du pire, tant pis pour les légumes ce soir, ce n’est pas dramatique. Tu peux jouer sur les épices et/ou les graines pour te faire un petit truc sympa.

Surtout, note-dans un petit carnet cette mésaventure ✏️.

À long terme, tu vas pouvoir réfléchir aux diverses situations qui font que là, tu t’es retrouvé(e) sans repas au moment de manger. Tu vas pouvoir apprendre de ton erreur.

Ce n’est pas en ayant des pensées négatives à propos de toi que tu peux y arriver. Des pensées constructives, par contre, vont vraiment t’aider à te sentir mieux dans ton assiette.

 

Exercice

Pendant le mois qui arrive, note toutes les fois où tu ne manges pas correctement à tes yeux, quelles sont les circonstances 📔 ?

Note toutes les phrases qui te viennent à ce moment. Sont-elles négatives ? Positives ?

Qu’est-ce que tu ressens ?

Quelles sont les actions que tu fais (y compris rien du tout) ?

Quels sont les résultats que tu obtiens ?

 

 

Il est difficile cet exercice, hein 😉 ?

Ne t’inquiètes pas, au bout d’un moment, tu y arriveras.

Si tu n’arrives pas à séparer les circonstances des pensées, ou si tu n’arrives pas à trouver une autre phrase qui pourrait te faire sentir et donc agir autrement, viens m’en parler 📞. On essaiera de trouver une solution ensemble.

 

 

Écoute cet article si tu n’as pas le temps de le lire :

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Nos actions dépendent de nos pensées (2/2)

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