Faire de l’alimentation notre priorité. – Noisettes & Basilic

Faire de l’alimentation notre priorité.

Nous avons tous des priorités différentes dans la vie, selon les projets qui nous tiennent à cœur en ce moment. Nous avons tous à jongler entre nos priorités et celles que les autres nous imposent. Il y a ceux qui gèrent parfaitement leurs priorités et ceux qui se laissent complètement submerger. Peu importe dans quelle catégorie vous vous placez, je suis certaine que si je vous demande quelle est votre priorité, aucun d’entre vous ne me répondra : « ma priorité, c’est moi ».

Pourtant, n’avez-vous jamais remarqué que vous êtes plus en forme quand vous prenez le temps de bien manger, de bien dormir, de bouger ? Je suis persuadée que prendre soin de notre énergie est primordial pour assurer toutes nos activités avec le sourire. Je vais aujourd’hui vous parler de ma vision de l’alimentation et cela n’engage que moi, mais vous n’avez rien à perdre à picorer dans mes idées pour voir si elles résonnent en vous.

L'alimentation bio et de qualité devrait être notre priorité pour notre santé et notre planète

Alimentation et santé

En 400 avant JC, le célèbre Hippocrate disait déjà : « que ton alimentation soit ton seul médicament ». A titre personnel, je suis une convaincue mais j’ai quand même été abasourdit, en faisant mes recherches pour cet article, des chiffres que fournit l’OMS. Surtout par celui-ci : en 2022 (dans 4 ans, demain donc), il y aura plus d’enfants en obésité que d’enfants en insuffisance pondérale. Ça m’a particulièrement touchée car les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain et s’ils ne connaissent qu’une mauvaise alimentation ça ne va pas aller en s’améliorant. Au total, le nombre de personnes obèses a triplé depuis 1975 et la moitié des habitants de la planète sont à minima en surpoids. Ceci ne serait que peu grave si ça n’entrainait pas du diabète, des AVC, des cancers, etc.

Cette tendance pourrait s’inverser si nous respections tous un peu plus notre corps et mangions à minima nos 400g de fruits et légumes par jour.  A titre indicatif, une seule grosse tomate de type cœur de bœuf ou ananas atteint facilement 500g, un concombre fait environ 200g, une pomme peut aller de 80-90g à 200g selon la variété. La faible consommation de fruits et légumes fait partie des dix principaux facteurs de risques de mortalité dans le monde. Autrement dit, il est tout aussi dangereux, voire plus, de manger peu de légumes que de prendre l’avion ou la voiture.

Loin de moi l’idée de vous culpabiliser. Au contraire, il est tout à fait normal de trouver que c’est compliqué de manger des légumes préparés à la maison car c’est ce qu’on nous rabâche à longueur de journée dans les grands médias et dans les publicités.

 

Des repas vite faits et pas chers !

Finalement le gros problème c’est qu’on nous a habitué à du rapide et du pas cher.

Il y a quelques temps je discutais avec une personne qui s’indignait de melons à 3€ pièce alors qu’ils étaient vendus en direct-producteur. On oublie bien souvent que derrière un produit il y a de la main d’œuvre et des charges à payer et qu’il faut bien que le producteur gagne sa vie aussi. A savoir, en plus, qu’en agriculture bio il faut en moyenne 3 fois plus de personnes pour s’occuper d’une même surface qu’en agriculture conventionnelle.

Pourquoi peut-on trouver quand même des légumes pas trop chers dans les grandes surfaces ? La raison principale est que les producteurs ne sont pas rémunérés correctement pour leur travail. Cela a une conséquence directe sur la qualité des produits car ils sont obligés de faire du volume pour rentrer dans leurs frais et donc d’avoir recours à l’agro-chimie pour les aider. Volume et agro-chimie vont de paire pour vous faire des produits de qualité faible voire médiocre. L’exemple par excellence : des tomates qui n’ont plus de goût, gorgée d’eau. Avec la mondialisation, on trouve des produits encore « moins chers que pas chers ». Si on continue sur les tomates, celles venant d’Espagne à moins de 1€ le kilo m’horrifient. En plus, ce prix devient une norme et payer plus cher une hérésie !

Malheureusement, même avec ces prix hyper bas, on nous fait croire que c’est encore trop cher et qu’on est obligé de renoncer aux fruits et légumes. Par contre, on nous fait croire qu’on a absolument besoin du dernier écran plat avec le forfait TV qui va bien. Comment regarde-t-on les pubs et JT qui nous disent qu’on ne peux pas s’acheter des fruits et légumes sinon ?

Cet été, je payais mes tomates bio entre 3 et 6€ le kilo selon la variété. (Lève la main celui qui s’ahurit sur le prix !). Elles étaient excellentes, juteuses mais fermes et avaient un goût exquis. J’ai arrêté de regarder les prix sur les étales des marchés (et la télé aussi) car je connais les producteurs à qui j’achète mes légumes, je leur fais confiance et je sais qu’ils font leur maximum pour me présenter des légumes de qualité. J’ai compris que je pouvais voter pour une meilleure qualité de vie (pour eux comme pour moi) en achetant des produits de qualité. Ce n’est pas une étape simple, c’est un changement de vision de notre monde et ça prend du temps. Mais aujourd’hui je suis heureuse de participer à cette bonne économie locale et pour moi, ça n’a pas de prix. Avec mon accompagnement Manger Bio, vous pouvez passer cette étape plus facilement.

Le deuxième frein après les prix est la rapidité. Est-ce que vous passez tous les jours au moins une 1/2h voire 1h à prendre le temps de vraiment cuisiner ? Vous pensez que vous n’avez pas le temps, que vous êtes complètement surchargés entre le travail et les enfants ? La marketing a gagné !

« Oh mais ma p’tite dame, achetez donc une tarte aux poireaux plutôt que de vous embêter à la faire vous même, c’est compliqué et long, laissez-nous faire 😏  » Résultat, vous avez 20g de poireaux dans votre assiette au diner pour 200g de tarte (je ne citerai pas la célèbre marque sur laquelle j’ai fait ce calcul). Et je ne vous parle même pas du goût et de ce qui remplace les 80g de poireaux manquant.

Bizarrement, il n’y a jamais une pub pour vous expliquer comment planifier ses repas et bien manger tous les jours.

En cumulant l’effet pas cher et rapidité, vous pensez ne pas savoir cuisiner et ne jamais avoir d’idée. C’est pour ça que j’ai créé les ateliers de cuisine car j’ai profondément envie de vous aider dans votre cuisine quotidienne. C’est important pour vous, pour vous sentir bien dans vos baskets. Une alimentation de mauvaise qualité entrainent forcément une mauvaise énergie. C’est aussi important pour l’environnement dans lequel nous vivons.

 

Notre impact sur la planète

Je vous laisse jeter un oeil au guide d’EWG qui liste les fruits et légumes les plus touchés par les pesticides. J’ai du mal à croire que les dirigeants et actionnaires des grands groupes produisant tous ces produits ne se rendent pas compte du mal qu’ils font à la planète ou pire, qu’ils s’en contrefichent. Ces produits dégradent les sols ce qui entraine l’extinction d’espèces animales et végétales, le changement climatique, des cultures moins fertiles (et donc l’augmentation des intrants chimiques qui dégradent eux aussi les sols). Nous obtenons une nourriture moins riche et donc une diminution des nutriments dans notre assiette.

Les personnes réfractaires au bio me disent souvent qu’elles n’y croient pas car il suffit que le champ voisin ne le soit pas pour que nos légumes soient contaminés. Oui, c’est vrai, il peut y avoir une contamination. Mais qui souhaitons-nous soutenir ? Le gars qui croit en une agriculture saine pour la terre ou celui qui détruit ses sols ?

Cela dit, manger bio n’est pas l’unique solution pour prendre soin de notre planète. Combien de fois me suis-je désespérée face à 4 pommes bio emballées dans leurs barquette en polystyrène et film étirable ? Le nombre de déchets que nous produisons avec notre alimentation est faramineux. J’ai participé à une Plastic Attack récemment et je peux vous dire que j’ai été complètement bouleversée par la quantité de déchets qu’ils pouvaient y avoir dans un caddie. Je pense faire un article spécifique d’ailleurs sur ce sujet, je vous invite à me poser vos questions en commentaire à cet article.

 

J’espère vous avoir transmis l’importance de faire de votre alimentation votre priorité, pour notre santé et notre planète. Faire attention à son alimentation, c’est acheter des produits en étant moins en « pilote automatique » et en phase avec ses valeurs. Je sais que c’est compliqué mais n’attendons pas la fin de la partie de ping-pong entre les fabricants, les consommateurs et l’Etat pour faire bouger les choses. Vous avez le pouvoir sur votre alimentation et peu importe où vous en êtes sur le chemin, j’ai envie de vous aider à avancer.

Faire de l’alimentation notre priorité.

2 avis sur « Faire de l’alimentation notre priorité. »

  • 19 octobre 2018 à 8 h 18
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    Bonjour, les gens doivent vraiment redécouvrir le marché! J’y vais à 7 heures, juste avant de travailler, ( en habitant en ville c’est bien pratique il est vrai,, pas de voiture à prendre, un bon bol d’air frais le matin, une petite marche, super pour se mettre en forme le matin) en connaissant les producteurs pas de temps de perdu à chercher, je prends les légumes et fruits de saison. En général pour deux à trois personnes j’en ai pour au grand maximum 15 euros la semaine mais le plus souvent moins (6 euros), et le panier est bien garni mais sans être plein pour éviter toute perte; en sachant qu’on mange des légumes midi et soir voir le matin aussi ( une bonne tarte de légumes le matin, j’adore). Et il me reste très souvent des légumes pour la semaine suivante.Tout est rentabilisé. Bio et local n’est pas plus cher si on devient consommateur responsable, en devenant clients réguliers des producteurs. Les gens se mettent de plus en plus aux paniers légumes-fruits (15 à 20 euros pour 4 personnes ) qu’ils peuvent retirer le jour choisis; je suis végétalienne mais pour la viande les producteurs vendent de plus en plus directement aux consommateurs et le prix au kg n’est pas plus élevé qu’en supermarché. J’incite tout le temps les gens qui m’entourent à agir ainsi en leur prouvant qu’ils ont le temps pour faire le marché ou retirer le panier fruits/légumes et cuisiner ,en partageant les recettes, les astuces en prouvant que les biscuits faits maison sont bien meilleurs pour leurs enfants que les industriels et simples à faire. Et surtout qu’on peut cuisiner rapide et avec beaucoup de variété dans les préparations, sans être un grand chef; il suffit juste d’être curieux et d’avoir l’envie de le faire, en prenant conscience que ce n’est pas une perte de temps mais au contraire un moment de partage et puis on est quand même fiers d’un bon plat 100% maison. Ma fille rentre tous les midis du lycée, 20 mn pour manger, elle a un repas complet qui l’attend (je travaille en 12 heures); pour rien au monde elle ne veut re-manger au self! De plus on (re)-découvre certaines saveurs, certains aliments…. en résumé le marché n’est pas plus cher que les grandes surfaces, on y découvre une belle variété de produits saisonniers et en s’accordant 1/2 heures deux fois par semaine on arrive à préparer différents plats pour plusieurs jours. j’y inclus le pain( hier soir j’ai pris le temps entre-autre de faire un pain de mie par exemple, pas besoin d’être boulanger (ni d’avoir une quelconque machine)- pétrissage à la main- et d’utiliser des ingrédients incroyables- même pas de substitut de lait, juste de l’eau et le pain est moelleux pour plusieurs jours) et les desserts. Et il est plus agréable d’aller se balader au marché le samedi matin même si il fait froid, même si il pleut, que d’aller s’enfermer dans une grande surface et en ressortir stressé, énervé ,subir les néons ,le bruit, les embouteillages, les attentes aux caisses……. Merci pour vos articles! Très belle journée.

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    • 19 octobre 2018 à 8 h 32
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      Merci d’avoir pris le temps d’écrire un si long commentaire en ce beau matin ! Les actes que l’on faits, voilà une très belle façon de montrer comment c’est possible.
      Très belle journée également.

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