[Eco-Défi] Lunch-box végétalienne

Lunch-box végétalienne Noisettes et Basilic

Me voilà embarquée dans la grande aventure des éco-défis. Il y a très longtemps que j’ai découvert le blog Échos Verts tenu par Natasha. Peut-être était-ce durant l’été 2015, quand j’ai décidé de ne plus toucher une bouteille de shampooing cracra et de supprimer le poison la pilule de ma vie. En somme, quand j’ai fait mon gros rejet de la société de consommation dans laquelle nous vivons. Par les éco-défis, j’ai appris que surfer sur le net n’est pas sans conséquences pour la planète, les graines du minimalisme se sont semées en moi, j’ai envisagé une deuxième vie à mes possessions/déchets en les « upclyclant » (ce qui, du coup, me fait entasser des trucs dans un carton, en contradiction au minimalisme… arf…), j’ai fini d’avoir honte en offrant des cadeaux faits-maison, des cadeaux qui se vivent ou qui se mangent et un tas d’autres trucs que je vous invite à découvrir.

En ce printemps 2018, les éco-défis concernent l’alimentation et particulièrement la planification des repas végétaliens. Je vous retrouve aujourd’hui pour le premier article de ma petite trilogie dans lequel j’aborde la lunch-box végétalienne. A la fin du mois je posterai un article sur l’organisation des repas. Pour la semaine concentrant tous les jours fériés de mai – propice aux départs en week-end prolongé – je vous expliquerai comment faire un pique-nique sans avoir besoin d’acheter les chips et votre sandwich sur une aire d’autoroute.

Lunch-box végétalienne

Avertissement n°1 : je vais ici vous parler de ce que je fais pour moi. Je ne suis pas médecin, nutritionniste, diététicienne ou naturopathe. Cet article n’a pas vocation à être pris pour des conseils nutritionnels à suivre à la lettre. Je vous relate simplement mon expérience pour que vous puissiez vous en inspirer et prendre ce qui vous semble bon pour vous.

Avertissement n°2 : en ce moment, j’ai une alimentation fortement végétarienne et je me fais assez régulièrement des repas végétaliens sans trop y penser. Ici je vous parle uniquement de ces repas végétaliens puisqu’il s’agit du thème de l’éco-défi. J’ai encore plein de questions sur le végétarisme ou le végétalisme, peut-être qu’un jour j’y passerai totalement (sûrement même puisque cuisiner la viande ou le poisson ne m’amuse pas du tout, contrairement aux végétaux) mais pour le moment je ne me sens pas prête à 100%. J’ai plein d’autres choses en cours de changement en ce moment et je suis consciente que je ne suis pas superwoman. Je vais à mon rythme et je pense que c’est la meilleure manière d’ancrer des changements.

Depuis 2014, j’ai toujours été dépendante de la préparation de mon repas du midi, que ce soit pour aller en cours ou au travail. Déjà à l’époque les box de pâtes toutes prêtes me mettaient hors de moi – cuire des pâtes et rajouter de la sauce, c’est facile et rapide, non ??

Une de mes plus grandes peurs quand je mange à l’extérieur, c’est de ne pas emporter assez de nourriture. Je fais toujours en sorte d’avoir au total 400g d’aliment, je sais qu’avec une telle quantité je serai à satiété à la fin de mon repas. C’est assez subjectif, je sais par expérience que je n’ai plus faim après mes 400g. Mais il y a quoi, dans ces 400 g ?

Les légumes, c’est la vie

On nous bassine à longueur de journée avec les cinq portions de fruits et légumes par jour. Pour être honnête avec vous, je n’ai aucune idée de combien de « portions » je mange puisque je n’ai même pas idée de ce que représente une portion. Je me base « à l’œil », j’essaie globalement de faire en sorte que les légumes représentent la part majoritaire de mon assiette car ce sont principalement eux qui apportent les minéraux et fibres qui sont bons pour nous. Au-delà de ça, c’est aussi un gage de fraîcheur, de couleur et de vitalité dans mon assiette et j’ai toujours un plaisir fou à découvrir mon repas du midi – « ah ouai, je me suis préparée ça, cool ». C’est bien pour ça que j’ai orienté mon blog et ma future activité professionnelle autour des légumes.

Je sens bien quand j’ai des périodes « sans » et que je cuisine moins, que les légumes sont moins présents dans mon assiette (oui, je suis humaine et imparfaite), mon corps réagit très vite : mes cheveux regraissent plus vite, j’ai la peau toute moche et le moral dans les chaussettes. Il suffit que je me remette à cuisiner pleinement, que je fasse de bons petits plats pleins de légumes et je vais mieux. En somme, il suffit que je prenne soin de moi.

Les légumes c’est très bien, mais ça ne va pas suffire à nous caler bien longtemps. Pour cela, je mise sur les protéines.

Les protéines

Quand on a un régime polyvore (j’ai découvert ce terme récemment et je trouve qu’il est plus représentatif que « omnivore » car on mange pas « de tout » mais on mange « tous les types d’aliments comestibles »), manger suffisamment de protéines semble assez simple. Et on a l’impression que ça se complique une fois qu’on passe à un régime végétarien voire végétalien (avec la fameuse remarque de l’entourage interloqué « mais, tu vas être en carence de protéines !! »). Pourtant, je serai prête à parier qu’il y a plus de protéines dans mon pâté de haricots que dans un steak haché acheté sous cellophane et barquette polystyrène en grande surface.

Faîtes la part belle aux légumineuses. Achetées sèches, elles coûtent trois fois rien (encore un bon point pour les régimes alimentaires sans animaux) mais il faut bien faire attention à les faire tremper pour éliminer les phytates qui ont la méchante manie de se fixer aux bons minéraux et oligo-éléments comme le fer. Cela permet en plus de réduire le temps de cuisson puisqu’elles auront absorbé de l’eau et vous pouvez ajouter de l’algue kombu pour accélérer encore plus la cuisson. Attention toutefois, si vous ne consommez jamais de légumineuses, ne vous mettez pas à en manger beaucoup rapidement car elles sont aussi riches en fibres et vos intestins pourraient ne pas aimer (transition, douceur, écoute…).

Bon, vous allez me dire que c’est bien gentil, mais entre le trempage et la cuisson, ce n’est pas à 20h qu’il faut s’occuper du repas du lendemain ! C’est pour ça que souvent, je les fais cuire en quantité assez importante pour pouvoir manger deux ou trois repas dessus. Par exemple, quand je fais cuire des pois-chiches (j’adore les pois-chiches !!), j’en fais assez pour faire des falafels et du houmous et j’en garde aussi parfois pour faire des pois-chiches grillés. Une autre idée, c’est d’utiliser la farine des légumineuses pour faire des cakes par exemple, comme mon cake à la farine de pois-chiches (je vous ai déjà dit que j’adore les pois-chiches ?). Et bien évidemment, le tout c’est de s’organiser pour avoir nos repas de la semaine tous bien structurés. Mais ça, on en parle la prochaine fois !

Oui, je sais, ça ressemble à une fin d’article alors qu’on n’a pas abordé les céréales et le dessert.

Les céréales

Il parait que les céréales sont THE truc incontournable de l’alimentation. En gros, sans céréales, tu meurs, il faut absolument en manger matin, midi et soir. On entends souvent qu’elles sont complémentaires aux légumineuses car ces dernières n’auraient pas tous les acides aminés essentiels à nous apporter… j’avais pris ça pour acquis jusqu’au jour où je suis tombée sur un article qui expliquait que la personne ayant fait cette découverte était revenue sur ses propos quelques années plus tard, mais que ça, bizarrement, personne ne l’avait vu passer. Alors je ne sais pas, il faudrait que j’approfondisse la question.

En même temps, je me rappelle très bien les jours où il y avait de la semoule au menu du restaurant universitaire, j’aurais préféré faire une grosse sieste après plutôt que d’écouter le prof et je luttais ardemment pour garder les yeux ouverts. La digestion était lourde et difficile. Et pas question non plus de rester debout et statique après un tel repas sans risquer une chute de tension. Donc pour ma part, j’évite de manger des céréales le midi – quinoa et sarrasin passent mieux vu que ce sont des pseudo-céréales. Le soir, j’essaie de ne pas trop en manger, juste un petit peu, histoire de ne pas passer ma nuit à digérer non plus.

Le dessert

« Mais, tu ne manges jamais de dessert ? ». Voilà une phrase que j’entendais tout le temps quand je mangeais avec des camarades ou des collègues. Bah, non, je n’ai pas besoin de dessert. La raison est simple, je mange mes fruits en collation pour qu’ils soient éloignés de la fin des repas. J’ai entendu plusieurs naturopathes expliquer que le fruit en fin de repas est bloqué par les aliments que nous venons de manger et donc fermente dans les intestins. Pour en profiter au mieux, il vaut mieux attendre 3h après le dernier repas pour manger notre fruit.

Quant aux autres desserts… c’est occasionnel !

Le plus : quand il faut transporter sa lunch box au boulot, ça fait moins de risque d’oublier quelque chose !

En résumé

Ma lunch box végétalienne est composée d’une grosse part de légumes et d’une part de protéine. Pour des exemples concrets de plats avec des légumes, je vous invite à suivre mon blog. J’ai aussi quelques recettes avec des légumineuses à vous partager. A la fin d’un tel repas, vous devriez être super content et avoir une super pêche.

Tout ce que je vous ai expliqué ici, c’est ce que j’essaie de suivre au quotidien, une grande tendance générale. Ce n’est pas toujours parfait. Si vous ne deviez retenir qu’une chose de cet article assez dense, c’est qu’il faut essayer de faire au mieux sans se prendre la tête. Les études scientifiques sont difficiles à analyser, méfiez-vous du premier magazine ou site web qui prône tel régime miracle « parce qu’une étude à prouvé que… ».

Essayez, prenez soin de vous, de votre corps grâce à votre alimentation, sans vous donner de fausses excuses. Commander une pizza parce qu’on n’a rien eu le temps de faire, qu’il est 21h, que vous êtes complètement crevé parce que vous avez couru et marché pendant 3h (parce que vous vous êtes paumé en plus !!) (histoire vraie), ce n’est pas dramatique. Manger tous les jours des plats préparés ou les trucs souvent immondes qui sont servis à la cantine parce que « on n’a pas le temps » ou « on n’aime pas cuisiner », je trouve ça triste. Donnez-vous de l’amour par votre assiette <3.

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