[Eco-défi] Planifier ses repas

Planification repas Noisettes et Basilic

Hello ! Je vous retrouve cette semaine pour mon 2e article de l‘éco-défi organisé par Natasha sur la planification des repas végétaliens. S’il vous arrive souvent de rentrer le soir, d’être complètement HS et d’être consterné par le vide sidéral de votre réfrigérateur alors cet article est pour vous. Je vous conseille d’abord de jeter un coup d’œil à mon premier article de l’éco-défi à propos des lunch-box végétaliennes si vous ne l’avez pas encore lu.

Deux types d’organisation

Il semblerait qu’il y ait deux grandes manières d’organiser ses repas :

  • lister les recettes qu’on veut faire dans la semaine puis faire ses courses ;
  • faire ses courses puis lister des recettes qu’on peut faire avec.

Lister les recettes puis faire les courses

L’avantage de cette méthode c’est qu’on part avec une liste de courses précises, il y a peu de chances de craquer pour un ingrédient imprévu et on gagne du temps dans le(s) magasin(s) en sachant ce qu’on va acheter précisément.

L’énorme inconvénient : et s’il manque un ingrédient ? Vous vouliez faire un couscous végétalien pour le week-end et manque de bol, il n’y a plus de semoule !! Vous comptiez cuisiner un beau tian de légumes mais vous êtes arrivé trop tard, votre maraîcher préféré n’a plus de tomate !! Que faire ? Sans compter que quand il faut 300g de tomates pour une recette et 500 pour une autre, mieux vaut éviter d’oublier de faire l’addition. Pour les personnes les plus débrouillardes, cela peut ne pas poser de soucis mais quand on débute en cuisine ou qu’on a pas franchement envie de trop se prendre la tête, ça peut vite devenir compliqué. Sans compter le temps passé à feuilleter ses livres de cuisine et à fouiner les blogs pour dénicher les recettes. Ça va bien cinq minutes mais ça peut vite devenir pénible de le faire toutes les semaines.

Faire ses courses puis lister des recettes

L’avantage de cette méthode c’est d’éviter les inconvénients de la première.

L’inconvénient majeur, c’est qu’on a peu de chances de trouver une recette pour laquelle il ne va pas nous manquer un ingrédient. Encore une fois, pour les plus débrouillards ce n’est pas forcément un obstacle mais tout le monde n’a pas forcément envie d’être le roi ou la reine de l’imagination culinaire en toute circonstance.

Alors, on oublie l’organisation ?

Non ! Bien sûr que non. Organiser ses repas permet d’être plus serein au quotidien, de ne pas être en train d’éplucher ses blogs préférés à 20h30, alors qu’on a faim, en espérant trouver une recette rapide, facile et pour laquelle on a tous les ingrédients (oui, situation déjà vécue quand j’étais étudiante). Ça permet aussi de varier son alimentation et donc d’éviter de manger des coquillettes le lundi, des spaghetti le mardi, du blé le mercredi et du boulgour le jeudi… Enfin, et raison qui n’est pas des moindres, ça permet grandement d’éviter le gaspillage alimentaire. Terminé de laisser les radis pourrir dans le bas du frigo parce-que vous n’avez pas le temps de vous en occuper.

J’ai découvert la méthode de Natasha fin 2016. Elle s’est créé un planning type pour un mois. J’ai tenté de suivre cette méthode un temps, mais j’avoue que savoir que j’allais manger une pizza tous les 2e lundi du mois ne me convenait pas vraiment. J’avais besoin d’un peu plus de liberté. Je vous propose quand même d’y jeter un coup d’œil car cela pourrait vous convenir.

J’ai donc fait un petit mix de toutes les méthodes proposés pour élaborer la mienne.

J’ai établi une liste de types de plat à l’image du planning de Natasha mais sans leur affecter un jour particulier. Ça me permet de ne pas oublier certains plats que j’aime bien mais auquel je ne pense pas spontanément comme les lasagnes ou le parmentier.

Tous les mois, je fais un tour de mes placards pour vérifier ce que j’ai besoin de racheter dans mes produits de bases. Je ne fais donc les courses « sèches » une seule fois par mois. Il m’arrive de complémenter en cours de mois si je suis en panne d’un ingrédient essentiel car mes magasins se trouvent en centre-ville, pas loin de chez moi. Il est certain que je serais beaucoup plus rigoureuse si je devais vivre plus loin de mes magasins.

Toutes les semaines je vais au marché et/ou chez un producteur local. Évidemment, ce n’est pas la grande distribution, on ne demande pas aux tomates de pousser en janvier et on ne leur demande pas non plus d’être là au mois de mai parce que c’est écrit sur le calendrier des saisons. Je prends donc les légumes qui sont présents et qui me plaisent sur l’instant, généralement 5 ou 6 différents (on est deux à la maison et Chéri mange au travail le midi, j’ai fini par savoir adapter la quantité à acheter avec l’expérience). Je fais attention de ne pas prendre trop de légumes qui se conservent peu de temps car je sais pas que je ne pourrais pas tous les cuisiner dans les temps. En rentrant, je fais en sorte de les mettre dans les meilleures conditions de stockage possibles (je vous ferai bientôt un article sur le livre « Notre aventure sans frigo » de Marie Cochard) et j’accroche le ticket de caisse sur mon étagère au dessus de mon plan de travail. J’ai ainsi en permanence sous les yeux la liste des légumes qui sont chez moi et je la raye au fur et à mesure de ma consommation.

Je combine ensuite ma liste de types de plat avec ma liste de légumes. Par exemple, je sais que je vais devoir manger mes radis rapidement, il y a longtemps que je n’ai pas fait de salade de légume, hop une salade de radis avec une sauce aux fanes pour demain. Mon céleri peut attendre un peu car il se conserve bien, je le garde pour la fin de la semaine et je le ferai en légume rôti. Voilà, ce n’est pas plus compliqué que ça.

Ensuite, je planifie aussi les choses à faire à l’avance. Ce n’est pas en rentrant qu’il faut se dire « ce soir c’est houmous, oups, j’ai oublié de mettre à tremper les pois-chiches » ou encore « ce soir, c’est petit pois, oups, je n’ai que 10 minutes pour cuisiner hors il me faut déjà un quart d’heure pour les écosser ». Si je sais que jeudi prochain je cuisine du houmous et bien pour mercredi je mets dans ma To Do List (liste de choses à faire) qu’il faut que je mette les pois-chiche à tremper.

J’espère que mon organisation vous parlera et que vous pourrez vous en inspirer. Le principal étant de personnaliser au maximum votre méthode pour qu’elle vous corresponde à 100%. C’est ce que je pourrais bientôt vous aider à faire grâce à mes accompagnements (dès septembre).

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