Podcast #01 – Nous sommes la Nature – Noisettes & Basilic

Podcast #01 – Nous sommes la Nature

Je lance enfin le podcast « Alimentation Écologique » comme j’en rêve depuis un bon moment. Tu peux écouter l’épisode #00 – Bienvenue et t’abonner sur ta plateforme d’écoute préférée. Aujourd’hui, je pose les fondements de l’alimentation écologique : se rappeler que nous sommes la Nature. C’est un point fondamental, bien avant d’aller creuser du côté d’une alimentation bio, locale, zéro déchet, etc.

 

➡️ J’accède à l’épisode #01 – Nous sommes la Nature ⬅️

 

1er vrai épisode de podcast - nous sommes la nature, rappelons-nous le chaque jour.

 

 

Promenons-nous dans les bois…

Pendant très longtemps, on a cru que l’être humain était le plus fort, en haut de la chaîne alimentaire. On a mis pendant longtemps l’être humain en haut de l’évolution du monde vivant. Aujourd’hui, on a conscience que c’est faux, mais ce n’est pas pour autant que dans nos têtes, on ne se met pas à côté du monde vivant.

J’entends assez rarement autour de moi qu’on s’intègre dans la nature.

Une phrase qui me choque beaucoup, d’autant plus quand c’est moi qui la dit (merci le conditionnement culturel et sociétal), c’est « j’ai été me promener dans la nature ».

Qu’est-ce que cela veut dire « dans la nature » ?

En tant qu’être humain, nous sommes la nature. En faisant une séance de méditation, je me connecte à mon corps, je me connecte à la nature, quand bien même je serai au 59e étage d’un building new-yorkais.

J’ai l’impression qu’en disant « dans la nature », on faisait comme si ce n’était pas notre milieu. Les humains, ça vit dans des villes, au mieux à la campagne, mais pas dans la nature. Nous ne sommes pas intégré à la nature.

D’ailleurs, les personnes qui vivent dans la forêt par exemple, avec ce qu’elles ont autour d’elles, on les considère comme des personnes marginales. Un peu tarées peut-être. C’est bien dommage.

Alors je ne dis pas qu’il faut tous retourner vivre au fin fond des bois, ça n’aurait pas de sens et nous sommes bien trop nombreux pour ça de toute façon.

Par contre, on peut changer son vocabulaire.

 

On n’est pas des animaux, quand même !

J’ai été me promener dans la forêt, au bord de la Loire, de la mer, à la campagne.

« Dans la nature », c’est vague. On ne sait pas de quoi on parle. Notre jolie langue française a plein de mots pour décrire notre environnement, profitons-en.

Changer notre vocabulaire permet de mettre plus de conscience sur qui nous sommes.

Un deuxième exemple qui montre à quel point on s’est éloignés du monde vivant, c’est quand on dit « on n’est pas des animaux, quand même ». Souvent, cette phrase est dite quand une personne n’a pas un comportement socialement accepté, parfois brutal, voire violent.

Si, nous sommes des animaux, il faut absolument arrêter de dire cette phrase !

Qu’est-ce que ça veut dire quand on dit que nous ne sommes pas des animaux ? Est-ce qu’on ne serait pas en train de dénigrer les autres animaux ? Comme si les autres animaux étaient moins bien que nous.

Ils ont des comportements qui semblent inacceptables dans nos sociétés. Si l’on a un de ces comportements, c’est comme si soudain, on devenait trop proche d’eux.

Il suffirait juste de dire que nous n’acceptons pas socialement ces comportements. On en a le droit, on ne va pas se mettre à se sentir le derrière. Mais arrêtons de dire que nous ne sommes pas des animaux.

Un autre exemple, c’est quand on dit – plutôt aux enfants – arrête de faire le singe, tu n’es pas un singe.

Encore une fois, si, nous sommes même des grands singes, comme les bonobos, gorilles et chimpanzés.

 

Des animaux particuliers.

Ce type de phrases ne date pas d’hier. Avec le temps, avec les générations, nous nous sommes éloignés de notre nature d’être humain, de notre nature d’animal, de notre nature d’être vivant. Prendre conscience de cela va nous permettre d’ancrer que nous sommes bien des êtres vivants, que nous faisons partie intégrante de la Nature. C’est primordial.

C’est vrai que nous sommes des animaux un peu particulier, dans le sens où nous avons la capacité de profondément modifier, voire même bouleverser notre environnement.

Si demain une personne décidait de raser toutes les forêts de la planète, elle en aurait les moyens techniques.

Se rappeler de notre nature d’être vivant pourrait nous aider à arrêter de détruire le monde qui nous entoure. Ce qu’on voit aujourd’hui n’est qu’une conséquence logique du fait de se sentir « à côté ». Nous ne nous sentons plus concernés.

Mais le monde dans lequel on vit, c’est le nôtre aussi. La nature, c’est nous inclus.

 

Exercice

Regarde un animal, peu importe lequel, et dis-toi que sa vie n’a ni plus ni moins d’importance que la tienne.

Je suis arachnophobe, j’ai pourtant arrêté d’éclater les araignées sur le mur quand elles rentrent dans la maison. J’ai même réussi à ne plus crier en les voyant et accepter que les plus petites marchent sur moi.

Ce n’est pas facile, je suis bien d’accord. Mais ce n’est pas parce que tu n’aimes pas un animal ou que tu en as peur que tu dois le tuer. Intègre en toi que cet animal a le droit de vivre, autant que toi.

Tu peux faire le même exercice avec les végétaux. Quand tu es sur le point de désherber ton jardin, demande-toi pourquoi tu le fais. Demande-toi si le terme « mauvaise herbe » est bien pertinent. Pourquoi « mauvaise » ? C’est une plante, elle n’est ni plus ni moins mauvaise que toi. C’est juste un être vivant.

Personnellement, j’enlève les plantes ou une partie des plantes qui vont poser problème, de type me faire arracher le rétro de ma voiture par une branche de l’arbre devant chez moi. Mais je n’irai jamais couper une branche du lilas parce qu’elle n’est pas esthétique.

 

Changer son regard sur notre position dans le monde vivant est, selon moi, la première chose à faire. Bien sûr, tu peux changer radicalement ton mode de vie, manger bio, local, zéro-déchet, de saison, cuisiner tous les jours dans un état complet de pleine conscience, le tout en étant très bien organisé.e.

Mais tu risques de passer à côté de 2 choses.

Un « pourquoi » très fort. Quand tu sais que c’est grâce à l’environnement qui t’entoure que tu peux vivre, tu peux faire tes actions quotidiennes en faveur de cet environnement beaucoup plus facilement.

De profiter d’un lien qui est magnifique. Quand je regarde un arbre, un oiseau, un autre être vivant, je ressens une connexion avec cet autre être vivant et je trouve que c’est un sentiment magnifique.

 

 

 

 

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Podcast #01 – Nous sommes la Nature

2 avis sur « Podcast #01 – Nous sommes la Nature »

  • 27 septembre 2020 à 13 h 57
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    Tu as une vision tout à fait logique sur notre appartenance à la nature. Mais l’être humain s’est tellement senti supérieur de par « son intelligence et ses prouesses » qu’il a voulu se différencier des animaux en oubliant ses racines… Il en est un !
    Merci pour ce rappel que la vie de tout être vivant vaut autant que la notre ☺️

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    • 28 septembre 2020 à 9 h 13
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      Merci pour ton message et pour ton écoute ou ta lecture.

      Répondre

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