[Crash-test] Pâte à tartiner chocolat-noisette maison

Crash test pâte à tartiner Noisettes et Basilic

J’ai eu envie de faire un blog de cuisine autour des légumes pour vous donner des idées de repas sains pour le quotidien. Mais il faut bien avouer que je ne suis pas la dernière pour une petite douceur sucrée. Un de mes péchés mignons, c’est la pâte à tartiner au chocolat…

Jusqu’ici, je l’achetais en pot en verre mais j’arrive rarement à me résoudre à jeter le pot. L’idée de faire moi-même ma pâte à tartiner m’est venue quand je ne pouvais plus entasser de petits pots dans mon placard. Une idée en entraînant une autre, je me suis dit « et si je faisais des expériences pour réaliser moi-même ce que j’achète encore comme produits transformés ? » Après tout, la liste des ingrédients est notée sur le packaging, il suffit de tester des recettes avec !

J’ai alors pris la liste des ingrédients de ma pâte à tartiner du commerce favorite (Jean Hervé*, celle sans lait et à 40% de noisettes) et j’ai essayé de la reproduire, à l’identique et avec des variantes. Et tant qu’à faire, j’ai demandé à des cobayes de la comparer avec la pâte à tartiner Jean Hervé* et le maaaaal absolu dans ma cuisine (vous l’aurez compris, Nutella**). Et voilà, c’est parti pour mon premier crash-test !!

Les recettes réalisées

Recette à l’identique

Ingrédients pour 400g (un pot) :

  • 160g de purée de noisettes (Jean Hervé* aussi)
  • 105g de sucre complet rapadura
  • 60g de purée d’amande (Jean Hervé* aussi)
  • 40g de cacao en poudre (le mien était dégraissé)
  • 20g d’huile de noix
  • 15g de beurre de cacao (à faire fondre au bain-marie)
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille (la mienne est sur alcool)
  • sel de mer

Pour ce pot, vous en aurez à peu près pour 10€. Le tarif de la version de Jean Hervé* est à peu près le même, comme quoi, ce ne sont pas des voleurs. Ici, la fierté de l’avoir fait soi-même et le côté zéro déchet l’emportent.

Réalisation :

  1. Pesez la purée de noisettes, le sucre et la purée d’amande dans le bol d’un petit mixeur et mixez bien (attention à ne pas trop faire chauffer la pâte, faîtes des pauses si nécessaire et arrêtez-vous quand la granulosité vous convient).
  2. Ajoutez le cacao pendant que le mixage est en cours (ça évite l’effet « brouf » du démarrage des lames… je sais pas si je suis claire là… au pire, essayez, vous verrez bien de quoi je parle quand vous aurez du cacao partout ^^).
  3. Ajoutez l’huile de noix et le beurre de cacao fondu, ainsi que l’extrait de vanille et le sel de mer.
  4. Mixez jusqu’à ce que le tout soit homogène

Vous pouvez tout à fait vous passer de mixeur et tout mélanger à la main dans un grand bol. L’avantage avec le mixeur, c’est qu’il réduit la granulosité du sucre. Si vous n’avez pas de mixeur et que pour vous c’est trop granuleux en bouche, essayez avec un sucre plus fin.

Variante n°1

Ingrédients pour 400g (un pot) :

  • 160g de purée de noisettes (Jean Hervé* aussi)
  • 105g de sucre complet rapadura
  • 60g de purée d’amande (Jean Hervé* aussi)
  • 40g de cacao en poudre (le mien était dégraissé)
  • 20g d’huile de tournesol
  • 15g de beurre de cacao (à faire fondre au bain-marie)
  • sel de mer

En remplaçant l’huile de noix par de l’huile de tournesol et en supprimant l’extrait de vanille, le pot nous revient à 8€. C’est deux euros de moins que la version précédente sans avoir une recette dégradée en qualité. L’huile de tournesol est à prendre vierge et extraite à froid, comme toutes les autres huiles. Après quelques recherches rapides sur sa composition et sur la composition de l’huile de noix, il n’y a pas vraiment d’avantage à utiliser l’une ou l’autre. Le choix reste gustatif et/ou économique.

Réalisation :

Identique à précédemment.

Variante n°2

Ingrédients pour 400g (un pot) :

  • 160g de purée de noisettes (Jean Hervé* aussi)
  • 160g de sucre complet rapadura
  • 40g de cacao en poudre (le mien était dégraissé)
  • 40g d’huile de tournesol

Cette recette est ultra-simplifiée. On supprime la purée d’amande et le beurre de cacao et on augmente la part de sucre et d’huile. Le pot nous revient à 6,80€. D’un point de vue nutritionnel, c’est moins bien que les deux versions précédentes (on arrive à 50% d’huile et de sucre) mais si vous avez un petit budget pour les plaisirs gourmands, ça reste un moindre mal comparé aux cochonneries qu’on peut trouver au supermarché. D’autant plus que le sucre est complet et que c’est de la vraie bonne huile qui est utilisée ! Faut pas en abuser (comme tout d’ailleurs) mais ça a le mérite de vous apporter des éléments nutritifs quand même.

Réalisation :

Identique à précédemment (en enlevant évidemment les étapes quand il n’y a plus les ingrédients).

 

Pour la conservation, mieux vaut mettre la pâte à tartiner au frais quand il fait chaud sinon elle risque de fermenter (et croyez moi sur parole, quand vous ouvrez votre pot en pensant vous régaler et qu’il y a un nette odeur de levure c’est carrément la déprime… ^^). Au frais, elles vont durcir et ne sont pas très facile à étaler (sauf la variante n°2, plus liquide car elle ne comporte pas de beurre de cacao). Si besoin, vous pouvez passer légèrement la pâte à tartiner au bain marie pour la faire fondre un peu.

Résultats du crash-test

J’ai fait déguster les trois versions de ma pâte à tartiner maison contre la recette de Jean Hervé* à 40% de purée de noisette et la recette du Nutella**. J’ai été très contente qu’on me dise que ma version à l’identique de Jean Hervé* était très proche de l’originale ! Globalement, ce sont les deux recettes préférées même si elles sont parfois jugées trop forte en noisette. Certains palais ont (à mon grand désespoir) préféré le Nutella**. Je ne leur en veux pas, les changements sont parfois longs. Le marketing est tellement fort que je ne suis même pas sûre qu’on aime le goût du Nutella** mais plutôt l’image que ça représente (le plaisir la convivialité, l’énergie, le réveil cool du matin… qu’ils disent…)

Personnellement, avant je mangeais du Nutella**, c’était souvent mon 4h avec une tranche de pain de mie. Un jour, j’ai regardé la composition (70% d’huile de palme et de sucre blanc…) et j’ai comparé ça au prix du pot… Alors certes, 3€ ce n’est pas forcément très cher mais ça pesait quand même lourd dans mon budget d’étudiante comparé à la qualité médiocre du produit. J’ai alors fait une croix pendant longtemps sur la pâte à tartiner et je n’ai plus jamais remanger du Nutella**. Pour mon crash-test, j’ai dû acheter et manger du Nutella**… et j’ai détesté ça ! C’est écœurant à souhait. Je ne comprends même pas que j’ai pu aimer ça un jour. Le Nutella** n’a pas le goût de chocolat ou le goût de noisette, il a le goût… de Nutella !! Un goût totalement artificiel.

Je vous mets au défi de vous passer un petit moment de Nutella**, en faisant vous-même votre pâte à tartiner ou en achetant des produits de qualité et de revenir au Nutella** ensuite (laisser un bon gros mois ou plus si vous n’êtes pas consommateur régulier). Goûtez la différence !! Après cette expérience, je vous garantis que vous n’aurez plus le même regard sur le prix des produits que vous achetez et que vous aurez augmenté votre exigence sur la qualité des produits.

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* ceci n’est aucunement de la pub rémunérée, ce n’est même pas vraiment de la pub d’ailleurs, c’est juste que j’aime bien les produits Jean Hervé et qu’ils sont fabriqués pas très loin de chez moi donc ce sont ceux que je privilégie au quotidien.
** ceci n’est toujours pas de la pub, surtout pas pour eux (!!!), mais vu la conclusion vous avez compris, hein ?

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