Podcast #06 – Le batchcooking, pas une si bonne idée – Noisettes & Basilic

Podcast #06 – Le batchcooking, pas une si bonne idée

Le batchcooking 👩‍🍳, c’est une méthode qui possède des avantages réels, mais je trouve qu’elle n’est pas appliquée avec le bon état d’esprit. Le batchcooking que je vois fleurir partout depuis des années m’exaspère 🙄 et nous éloigne du chemin de l’alimentation écologique. Je t’explique tout ça dans le podcast du jour.

 

Et si le batchcooking n'était pas une si bonne idée que ça ? S'il ancrait d'avantage que la cuisine est une corvée dont il faut se débarasser en nous éloignant du chemin de l'alimentation écologique ?

 

C’est quoi, le batchcooking ?

Le batchcooking, c’est le fait de cuisiner plusieurs repas en une seule session de cuisine. L’idée est d’optimiser les ingrédients. Par exemple, tu fais cuire des carottes pour la soupe et pour la purée de carottes en même temps. Tu trouveras aussi cette technique sous le terme « meal prep ». Outre cet agaçant usage de l’anglais à toutes les sauces 😤, la méthode du batchcooking est plutôt avantageuse d’après les personnes qui la pratiquent. Et il est vrai que les avantages sont bel et bien là. Mais il y a des limites qui sont rarement citées et dont j’ai envie de te parler aujourd’hui.

 

Quels sont les avantages du batchcooking ?

Je vais déjà te parler des avantages, pour que tu vois bien de quoi il s’agit si tu ne connais cette manière de cuisiner.

⏰ Le premier avantage, c’est le gain de temps, je ne peux pas le nier. Si je reprends l’exemple des carottes, tu vas plus vite à faire cuire 500g de carottes plutôt que 250g le lundi puis 250g le mardi. Tu économises aussi de l’énergie (= de l’argent 💰) et du temps de vaisselle (=de l’énergie + de l’eau = de l’argent 💰). De même, quand un plat est en cours de cuisson, tu peux commencer à en préparer un deuxième. Tu évites ainsi de te faire voler du temps par Instagram pendant que le premier plat cuit.

🤯 Un deuxième avantage, c’est le gain de charge mentale. Quand tu fais du batchcooking, tu es obligé.e de passer par la case organisation et planification des repas (lien). Tu sais ce que tu vas manger tel jour, fini le moment de vide sidéral devant ton frigo à 21h. Tu as également un repas de prêt en cas de gros imprévu, ce qui t’évite de te rabattre sur un « truc-vite-fait » par défaut.

Je te laisse naviguer sur d’autres sites si tu veux une liste plus exhaustive des avantages, passons aux limites.

 

Quelles sont les limites ?

Les limites que je vois sont principalement liées à notre nature d’être vivant 🌱, que ce soit nous ou les aliments. Les premières limites que je vois sont relativement techniques :

  • Un poireau se conserve beaucoup mieux entier qu’une fois coupé et cuit. Si tu fais cuire ton poireau le dimanche pour le consommer le jeudi, tu as des risques de le perdre (et de faire hurler ta sage-femme si tu (ou ta femme) es (est) enceinte 😅, bonjour listériose). Il faut donc que tu réfléchisses à la meilleure façon de conserver tes plats ou que tu définisses bien en amont quels plats tu vas manger en premier pour ne pas risquer l’intoxication 😬.
  • À chaque fois que je lis un article à propos du batchcooking, un des avantages cité est les économies que tu peux faire quand tu fais les courses, puisque tu n’achètes que les ingrédients dont tu as besoin. Ce qui signifie que tu fais ton menu avant de faire les courses. Tu dois donc faire tes courses dans un magasin standardisé, dans lequel tu as peu de risques qu’il manque un ingrédient. Je prends l’exemple de mes maraîchers, il m’arrive souvent de me dire « oh, je mangerai bien tel légume » pour qu’au final mon maraîcher n’ait pas le légume en question ❌. Je serai bien embêtée avec mon menu de la semaine qui utilise 3 fois des poireaux si, ce jour-là, mon maraîcher n’en a pas !
  • Aussi, quand je vois les poireaux chez mon maraîcher, j’arrive à sentir la quantité que j’ai envie de prendre. J’arrive beaucoup plus à m’écouter et à faire émerger l’inspiration avec l’étale sous mes yeux et mon nez plutôt que devant ma liste des légumes de saison 🥕.

S’il n’y avait que ça comme limite, je n’en aurais pas fait tout un épisode. Je vais donc te parler de la plus grosse limite que je vois.

On a vu dans les avantages que le batchcooking est censé nous faire gagner du temps. Ce qui m’embête le plus avec cette histoire de « gain de temps », c’est l’idée qu’on se fait de la cuisine.

En 2h, tu devrais avoir préparé les 5 repas qui composent tes soirées de la semaine. 2h, il faut se speeder, aller vite, être efficace et productif, être une machine à produire, devenir robotique 🤖. Où est la connexion à la Terre et à notre Corps ?

D’après les retours que j’ai pu avoir, tu y passes plus 4h que 2, surtout si en plus tu prépares les repas du midi et que tu enchaînes sur la vaisselle. 4h en cuisine pour une personne qui aime ça, c’est chaud. Même mes ateliers ne durent pas si longtemps, sinon tu perds le fil, tu ne sais plus ce qu’il faut faire.

Mais imagine une personne qui, de base, n’aime pas cuisiner, tu risques de la dégoûter à vie ! Le batchcooking ne fait pas évoluer la perspective de la cuisine « corvée », pire, elle l’enfonce !

« Mais ma p’tite dame 🤷‍♀️ (toujours, hein 🙄), arrêter de vous prendre la tête avec la corvée de la cuisine le soir, faites donc du batchcooking le dimanche matin de 8 à 10. Vous serez débarrassée de cette corvée en semaine et vous pourrez vous consacrer à vos enfants et votre mari ».

La mentalité patriarcale est bien ancrée dans nos cuisines, saupoudrée de productivisme.

 

Ce n’est pas ça, la cuisine !

La cuisine, c’est mon moment de reconnexion à moi le soir. Un sas qui me fait du bien. Enlève-moi ce temps-là et je déprime, je fatigue.

Voilà comment je te propose de voir la cuisine : un moment pour toi, un moment pour te ressourcer et te connecter à ton Corps et à la Terre. Arrête de voir cela comme une corvée, tout ça parce que des industriels matraquent depuis l’air de l’agro-alimentaire que cuisiner, c’est chiant.

Tu ne vas pas passer de « c’est relou » à « c’est trop cool » en un claquement de doigt, mais je t’invite vraiment à faire évoluer tes croyances sur ta relation à la cuisine 😉.

Je passe par une inévitable planification une fois que j’ai fait mes courses. J’observe mon emploi du temps pour la semaine qui arrive. Typiquement, le lundi, je termine tard puisque je consacre les 2 premières heures de ma journée à ma session de sport hebdomadaire. Je sais que je ne pourrais pas trop cuisiner le lundi soir. Le dimanche soir, il faut donc idéalement que mes repas du lundi midi, lundi soir et mardi midi soit prêts ou que j’ai assez de reste pour me débrouiller sur l’un de ces repas. Mais je ne cherche pas à ce que tout soit préparé pour tenir jusqu’au vendredi soir. Je me garde précieusement des sessions de cuisine en semaine pour me faire du bien après une bonne journée de travail 🧘‍♀️.

Dis-moi ce que tu en penses en commentaire, je serais ravie d’échanger avec toi à ce sujet ! Comment tu gères la préparation de tes repas quotidiens, est-ce que tu pratiques le batchcooking et, si oui, avec quel état d’esprit ?

 

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